Des femmes oui, et des pirates !

Anne Bonny et Mary Read

À 13 ans, Anne Cormac poignarde sa domestique et s’enfuit de chez son père, vêtue comme un garçon. Cinq ans plus tard on la retrouve écumant les tavernes et passant d’un marin à un autre avant d’épouser James Bonny, pirate de petite envergure, avec lequel elle part pour New Providence. C’est là qu’elle rencontre le capitaine Jack Rackham, dit Calicot Jack, célèbre pirate sous les ordres duquel elle s’enrôle. Anne deviendra sa maîtresse et, abordages après pillages, une redoutable pirate.

Mary Read, que sa mère habille en garçon depuis la mort de son grand frère Willy, s’engage dans la marine anglaise. Mais sur la route pour les Bahamas, le navire subit une attaque de pirates ; Mary Read s’enrôle à leur bord et c’est en pirate qu’elle débarque à New Providence. C’est sur cette île que se rencontrent les deux femmes ; très rapidement, Mary est engagée sur le navire du capitaine Rackham et entretient une relation privilégiée avec Anne Bonny.

Anne Bonny et Mary Read participent aux abordages et aux pillages comme tous les hommes, plus féroces et déterminées que beaucoup ; leur renommée les précède et elles se retrouvent dans la ligne de mire des forces navales anglaises. À leur tête, le capitaine Barnet a ordre de les capturer ; elles doivent être jugées pour actes de piraterie. En octobre 1720 la chasse prend fin, donnant une fois encore l’occasion aux deux femmes de se montrer aussi courageuses qu’impitoyables. L’équipage, saoul, ne montre pas de réelle résistance lors de l’arrestation et les deux femmes, écœurées de leur couardise, en tuent plusieurs et en blessent d’autres, dont le capitaine Rackham, avant de ferrailler seules contre les troupes pendant plus d’une heure, et de finalement rendre les armes.

Jugées en novembre et condamnées à mort, elles évitent la pendaison en prétendant être enceintes ; leur peine est alors commuée en emprisonnement à perpétuité. Mais quelques mois plus tard, en avril 1721, Mary Read meurt ; terrassée par la fièvre jaune d’après certains récits, d’une fausse couche pour d’autres. Ce qu’il advint d’Anne Bonny en revanche, reste flou. Elle fut graciée la veille de Noël et disparut ensuite de tous documents officiels jusqu’à sa mort en 1782. On dit que son père aurait payé une rançon et lui aurait donné la possibilité de recommencer sa vie grâce à un nouveau mariage. On dit aussi qu’elle serait partie rejoindre son premier mari, pirate devenu informateur pour la marine anglaise. Personne ne le sait. Mais ce qu’on dit aussi, c’est qu’avant de disparaître elle rendit une ultime visite au capitaine Calicot Jack Rackham dans sa cellule : « Je regrette de vous voir dans un tel état, mais si vous vous étiez battu comme un homme, vous n’auriez pas à mourir comme un chien. »


À voir : Femmes pirates ou crise de foi(e), de Nadine Walsh
Le jeudi 1er décembre au Family à Landerneau
Réservations : 02 98 85 76 00 – Tarif : 5 € – Ados, adultes, à partir de 14 ans


Une version plus complète de la vie d’Anne Bonny et Mary Read est disponible en téléchargement ici.

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