« Cassandre » de Catherine Pierloz

Attention, il n’y a qu’une seule date pour découvrir ce spectacle inédit :

« Cassandre » de CATHERINE PIERLOZ

Catherine PierlozQui se souvient de Cassandre ? La prophétesse. La maudite. Celle qui entendait avant les autres les cris de la guerre. À l’heure où ne soufflait sur la plaine qu’un vent épais et silencieux. À l’heure où les villes n’existaient pas. À l’heure où il n’y avait que du sable. De la pierre. Et des Dieux. Pourquoi raconter Cassandre aujourd’hui ? Parce qu’elle va où se niche la peur. Parce qu’elle rappelle la part évacuée. Parce qu’elle sait la destruction à venir. Parce qu’elle reste inécoutée.

À travers cette création, Catherine Pierloz explore la musicalité d’une parole où affleurent les traces poétiques du mythe. Elle ramène dans notre quotidien un personnage de tragédie antique, une prophétesse dont la parole a été moquée avant d’en reconnaître, trop tard, la véracité. Dans son ombre flottent toutes les voix muselées, impossibles à écouter, à cause de leur puissance dérangeante.

Un rendez-vous  à ne manquer sous aucun prétexte samedi 23 novembre à 18h à la MPT Pen Ar Créac’h.
À noter : Ce spectacle s’adresse à des ados et adultes à partir de12 ans. Il dure 75 min. – Réservations au 02 98 02 29 75.

Deux créations de Najoua Darwiche

Retrouvez NAJOUA DARWICHE cette année avec deux nouvelles créations :

« Celle qui ne savait plus rêver »

Najoua Darwiche

Najoua Darwiche -WEGO Productions

Lou est allongée sur le canapé-lit qui trône au milieu de l’appartement. Elle aime rester là dans cette petite pièce saturée d’objets inutiles. Le nez collé à son écran. De temps en temps, elle jette un œil vers le ciel. Elle attend. Elle attend la nuit. Se fondre dans l’obscurité et réveiller son corps.
Lou est une enfant des années 80. Génération Y. Chaque nuit, elle se glisse dans le cœur vibrant de la ville, se nourrit de plaisirs éphémères, retrouve sa meute, danse jusqu’au matin. Dans cette vie nocturne qui bat à 100 à l’heure, quelle place reste-t-il pour le rêve, l’imaginaire et l’accomplissement ? Entre conte traditionnel et écriture contemporaine, le spectacle suit la transformation d’une jeune femme d’aujourd’hui prise entre la nostalgie de son enfance et le désir de réenchanter son quotidien. Il explore la transmission intergénérationnelle et invoque le droit au rêve au sein de notre société.

Ados, adultes • À partir de 12 ans. Durée du spectacle : 75 min. Tarifs : 8/5 euros
Rendez-vous jeudi 21 novembre à 20h à l’Astrolabe au Relecq Kerhuon. Réservations au 02 98 28 61 31

« Point de fuite »

Najoua Darwiche
« Et si mes parents n’avaient pas quitté le Liban en 1982 ? Et si j’étais née à Beyrouth ? Et si je pouvais remonter le temps ? Avant la guerre civile de 1975, avant la famine du Mont-Liban.
Est-ce que je sentirais l’odeur des orangers en arrivant aux portes de Saïda ? Et si je remontais encore plus loin… ».

Dérouler les fils de sa propre histoire, une histoire imprégnée de contes merveilleux et de parfums d’Orient. Entre fantasme et réalité, souvenirs d’enfances et paradis perdu, les mythes embrassent les récits du quotidien.

Tout public • À partir de 8 ans.  Durée du spectacle : 60 min. Tarifs : 6/4/0 euros
Rendez-vous jeudi 28 novembre à 18h30 au Musée des beaux arts de Brest. Réservations au 02 98 00 87 96.

« Western » – Achille Grimaud et François Lavallée

Western - Achille Grimaud et François Lavallée

Crédits photo : Cédric Demaison

Accoudés au comptoir d’un bar country de Montréal, deux hommes, Achille, un breton, et François, un québécois, refont le monde aussi bien qu’ils vident les verres.
Libres, ils veulent être libres ! Déconnectés des flux, des réseaux, de la toile. Grisés de certitudes et d’alcool, ils en sont sûrs : un monde sans attaches numériques est possible. Convaincus d’entrer ainsi en résistance, ils détruisent cartes d’identité et cartes de crédit. D’un coup de ciseaux, les deux « héros » rompent effectivement avec leur monde pour se retrouver, malgré eux, plongés dans un western, à l’heure où les trains postaux et l’installation des lignes télégraphiques dessinent les prémices de ce système qu’ils cherchaient à fuir.
Dans un monde brutal où aller de l’avant signifie simplement survivre, quelque part entre « Candide » et « Il était une fois la révolution », ils vont devoir trouver leur voie.

Tout public • À partir de 10 ans. Durée : 75 min. Tarif : 9 / 6 / 4 €
Rendez-vous jeudi 28 novembre à 20h00 au Centre Henri Queffélec (Gouesnou).
Réservations : 02 98 37 37 83 / culture@mairie-gouesnou.fr

 

Mildiou, l’enfant du champ de patate – Gérard Potier

C’est l’histoire d’un enfant et de sa place de « deuxième » dans la fratrie. Né après son frère, Mildiou trouve qu’on ne lui passe rien, qu’il n’est pas écouté et qu’au fond il compte pour du beurre.
Un jour de gros chagrin, il espère en secret que son frère meure, enfin un petit peu. Son vœu se réalisera.
Nino, le grand frère disparaît. Pour Mildiou, les conséquences sont très inattendues. Et quand ce grand frère revient à la maison, Mildiou ne comprend pas pourquoi ses parents lui font une fête. Plein de colère, il fera tout pour qu’on le voie enfin, et, en montant dans l’arbre au milieu de la ferme, il tombe et perd connaissance.
Ce jour-là, Mildiou fera un voyage inoubliable au plus lointain de la création du monde.

Dans sa quête intérieure et pleine de surprises, il aura toujours à ses côtés, le vieux chien Zapi. C’est lui qui l’aidera à traverser les épreuves qui font grandir tout au long de notre vie.

Tout public • À partir de 8 ans. Durée 60 min. Tarif : 5 euros.
Rendez-vous vendredi 22 novembre à 19h30 au Family (Landerneau)- Réservations : 02 98 85 76 00

 

Un après-midi au château

Pour cet après-midi dédié à l’imaginaire, voici un spectacle spécialement sélectionné pour entrer en résonance avec ce lieu magique du château de Kergroadez. On souffle sur les braises et les histoires se réveillent…

Chateau de Kergroadez Brélès

« À l’ombre du soleil » avec COLINE MOREL

Coline Morel

Une allée d’arbres, puis deux. Une première porte ; la cour pavée. Un escalier, deux autres portes et voilà que le château se révèle à la douce chaleur d’un feu de cheminée…

 

Spectacle familial • À partir de 6 ans. Tarif : 7 € / 5 € . Réservations : 06 49 70 97 40.
Rendez-vous dimanche 17 novembre à 15h30 au château de Kergroadez à Brélès.

Deux autofictions à la Maison du Théâtre !

Lydie LE DOEUFF – ANTICYCLONE

Auto-f(r)iction familiale autour de la guerre d’Algérie.

Théâtre, récit

Découvrant à l’âge adulte qu’elle ne sait rien sur les origines pieds-noirs de sa famille, une jeune femme se lance dans une enquête à rebondissements.

En se basant sur les témoignages de sa grand-mère, de sa mère et de ses oncles, la comédienne Lydie Le Doeuff interprète tour à tour et non sans humour tous les personnages et transforme la scène en un grand terrain de recherche. Plus elle pose des questions, plus les silences se font pesants. Du silence naît le fantasme, le sentiment d’un immense secret impossible à révéler. Au fur et à mesure que son enquête avance, sa propre histoire s’éclaircit et elle trouve l’apaisement. L’histoire de l’Algérie, quant à elle, se complexifie et se repose alors la question de la mémoire collective et de la transmission : comment se construire si la société n’admet pas cette part sombre de la colonisation française ?

Causerie en présence de l’équipe artistique à l’issue de la représentation du mercredi.

Public : Ados, adultes – à partir de 14 ans
Rendez-vous : Mardi 26 novembre à 19h30 & Mercredi 27 novembre à 19h30 au Studio René Lafite – La Maison du Théâtre – Réservation 02 98 47 99 13
Dans le cadre du partenariat avec la Maison du Théâtre :1 spectacle :  13 € / 2 spectacles : 20 €

 

 

Fred DUVAUD – TANUKI ET KITSUNE, une histoire française

Auto-fiction familiale rétrogeek.
 

 

Comment faire réapparaître un grand-père disparu durant la guerre d’Indochine ? C’est la question que s’est posée Fred Duvaud, conteur singulier qui signe ici une autofiction familiale rétrogeek.

Quand un conteur biberonné aux animes japonais, au club Dorothée et aux films de guerre américains décide de partir sur les traces de son grand-père disparu en Indochine et qu’il n’a jamais connu, cela donne un spectacle atypique. Armé d’un piano-guitare, Fred Duvaud rejoue sur scène cette part d’enfance et d’adolescence des années 80 où il s’imaginait partir en expédition afin de retrouver son aïeul. Au gré de la correspondance que sa grand-mère à entretenu avec son époux, l’artiste déroule le fil d’une drôle d’histoire d’amour.

À la fin de sa vie, la grand-mère du conteur passait tout son temps à parler de cet officier qu’elle n’a connu que trois ans et dont elle a cherché toute sa vie à honorer le souvenir. Fred Duvaud a grandi avec cette histoire. Non pas l’histoire réelle mais celle(s) qu’il s’est construite(s) : son grand-père n’était pas « mort » mais il avait « disparu » en Indochine. S’il avait seulement disparu, c’est qu’on pouvait le retrouver. Quant à l’Indochine, c’est un pays qui n’existe plus sur les cartes. C’est un ailleurs indéfini : une planète, une jungle, un orient fantasmé.

Réservations 02 98 47 99 13 / http://www.lamaisondutheatre.com 
Public : à partir de 12 ans.
Rendez-vous vendredi 29 novembre à 19h30 au Stella – La Maison du Théâtre – Réservations au 02 98 47 99 13